Après Billal Brahimi, c'est un deuxième international algérien qui rejoint la Ligue 1. Yasser Larouci s'est officiellement engagé avec Le Mans FC, promu dans l'élite française. Le latéral gauche de 25 ans, libre depuis la fin de son contrat avec Troyes, s'est lié pour trois saisons au club sarthois.
Le Mans, terre d'accueil des Algériens en quête de relance
Le club de la Sarthe multiplie les paris sur des profils algériens. Quelques jours seulement après avoir accueilli Billal Brahimi, il enchaîne avec l'arrivée de Larouci. Capable d'évoluer comme latéral ou piston sur tout le flanc gauche, le joueur sera dirigé par Patrick Videira, avec la mission de s'imposer vite dans une équipe qui découvre la Ligue 1.
Un espoir qui n'a jamais vraiment décollé
Natif d'El Oued, dans le sud algérien, Larouci avait pourtant tout du grand talent. Formé à Liverpool, où il figurait parmi les jeunes les plus prometteurs de sa génération, il n'a jamais réussi à percer chez les Reds.
La suite ressemble à une longue quête de stabilité : Sheffield United, Watford, Troyes, puis Kifisia en Grèce. Après une belle saison avec Troyes en 2022-2023, sa progression s'est enrayée. Son dernier exercice grec reste correct, sans plus.
La CAN 2027 en ligne de mire, mais le couloir est verrouillé
Ce retour en Ligue 1 tombe à quelques mois de la CAN 2027. Une occasion de retrouver de la visibilité pour un joueur qui compte deux sélections avec l'Algérie. Larouci avait notamment fait partie du groupe de la CAN 2023 sous Djamel Belmadi, dans un rôle de doublure.
Sauf que la concurrence a explosé depuis. Rayan Aït-Nouri s'est installé comme titulaire. Jaouen Hadjam, lui, voit sa cote grimper après une grosse saison avec les Young Boys et un transfert imminent vers Côme. Le couloir gauche des Fennecs paraît aujourd'hui bien fermé.
À Larouci de retrouver son meilleur niveau au Mans pour convaincre Vladimir Petkovic, ou le futur sélectionneur. Mais avec deux hommes déjà devant lui, la vraie question est simple : reste-t-il seulement une place à prendre ?