Après une élimination dès les seizièmes de finale du Mondial 2026, balayés par la Suisse (2-0), les Fennecs sont entrés dans une zone de fortes turbulences. Les critiques sur les choix tactiques de Vladimir Petkovic, les polémiques autour de son staff et la colère des supporters ont installé un climat où la rupture semble déjà actée dans les esprits. Pourtant, le technicien suisso-bosnien ne l'entend pas de cette oreille, et refuse pour l'instant de quitter son poste.
C'est dans ce contexte que la Fédération algérienne travaillerait à une solution de contournement, selon la presse algérienne. Plutôt que de trancher frontalement, les dirigeants étudieraient une méthode plus feutrée : remodeler le staff technique pour réduire progressivement la marge de manœuvre du sélectionneur, jusqu'à ce qu'il finisse par plier.
Un rapport attendu jeudi
La prochaine étape est fixée à jeudi. Ce jour-là, le collège technique mis en place par la FAF doit remettre les conclusions de son évaluation de la sélection nationale. Ce rapport sera ensuite examiné par le Bureau fédéral, qui devrait arrêter les premières décisions concernant l'avenir de la sélection et celui de Petkovic.
Depuis plusieurs jours, l'idée d'un staff renforcé par davantage de compétences locales revient avec insistance. Le nom d'Anthar Yahia, ancien capitaine des Fennecs, circule au poste d'adjoint. Celui du préparateur physique Medjahed Belaïd, 37 ans, est également évoqué. Réputé pour son travail au CR Belouizdad, à la JS Kabylie, au CS Constantine et à l'ES Sétif, il a rejoint l'USM Alger en février 2025 et a largement contribué au regain de forme du club en Coupe de la Confédération.
Un calcul avant tout financier
Officiellement, l'objectif affiché serait d'apporter un regard neuf et d'améliorer le fonctionnement du groupe. Mais derrière cette volonté se dissimulerait surtout une logique comptable. Le contrat de Petkovic prévoit une indemnité particulièrement lourde en cas de rupture anticipée, l'équivalent de vingt-quatre mois de son salaire. En lui imposant de nouveaux collaborateurs et en rognant son autorité, la FAF espérerait le pousser à démissionner de lui-même, et ainsi éviter de régler la facture.
Le sélectionneur aurait déjà refusé l'idée d'un départ négocié ces derniers jours. Ses déclarations jugées déconnectées après l'élimination face à la Suisse, ajoutées aux polémiques entourant certains membres de son staff dont son adjoint Davide Morandi, n'ont fait qu'alourdir un peu plus l'atmosphère.
Tout indique que l'avenir de Vladimir Petkovic s'écrit désormais en pointillés. La question est de savoir si cette stratégie suffira à le convaincre de tourner la page, ou si le bras de fer se prolongera encore plusieurs semaines. Premiers éléments de réponse dès jeudi, avec le rendez-vous du Bureau fédéral !